Les paradis inhabitables

Par Serge Brussolo

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Aux origines de l'Agence 13

La série

L’Agence 13 est une agence immobilière un peu étrange dont la principale mission consiste à vendre, louer ou réaménager des locaux ou des maisons au passé sanglant.

Figurent ainsi dans ses fiches, des lieux peu recommandables qui ont été le théâtre de crimes atroces, de règlements de compte, ou qui ont servi de « laboratoire » à des serial killers. Citons par exemple une villa à Beverly Hills jadis occupée par une vedette féminine tombée dans l’oubli parce que trop âgée selon les critères des studios. Un jour, à bout de nerfs, elle a vidé sa piscine, l’a remplie d’essence, et s’y est incinérée en compagnie de ses douze chiens. La fumée du brasier a salopé toute la bâtisse, y installant une puanteur atroce. Même rénovée, la villa est restée invendable. Les locataires prétendaient que la nuit, les cadavres de l’actrice et des chiens pataugeaient dans la piscine jusqu’au lever du jour, et qu’au matin, l’eau était pleine de poils roussis.

Il va sans dire que de tels endroits trouvent difficilement acquéreur.
Mais l’Agence 13 sait comment contourner l’obstacle : en transformant ces lieux maudits en paradis. Pour réaliser ce tour de force, l’Agence est payée des fortunes, ce qui lui permet de ne pas lésiner sur les moyens…

Les épisodes

L'équipe

Mickie Katz

décoratrice d’intérieur

Michelle Annabella Katz, rebaptisée « Mickie » à son arrivée aux États-Unis (et à son grand désespoir) est une jeune femme androgyne et musclée. Avec sa chevelure rousse flamboyante et ses jambes interminables, les hommes se retournent sur elle.

Franco-américaine, elle est issue d’une drôle de famille : père américain, terroriste en fuite devenu guide de haute montagne et mère française, artiste excentrique. Elle a grandi en Suisse.

À 24 ans, une fois ses études aux Beaux-Arts terminées, elle décide sur un coup de tête de partir aux États-Unis. Elle y devient une décoratrice super-branchée, membre de l’équipe de Madame Lucille, spécialiste de la décoration des appartements des millionnaires américains de la côte Est. Puis c’est le scandale et la chute. Elle perd tout et échappe de peu à la prison.

Il n’y a guère que l’agence 13 pour miser sur elle.

Martin Devereaux

directeur d’agence

Martin Devereaux est un petit homme mince d’environ soixante ans.

Lorsque Mickie le rencontre, lors de son entretien d’embauche, voici ce qu’elle pense de lui : « Un affreux petit démon, tout rabougri. Un homoncule en complet Armani. Une mandragore affublée d’une cravate. Une momie sèche et proprette, emballée dans des bandelettes de soie. Je ne sais pourquoi cela m’a traversé l’esprit. L’illusion s’est dissipée. De près, il avait l’air d’un gentil vieux monsieur dont on peut accepter les bonbons sans danger. Il s’est présenté : Martin Devereaux. Avec un nom pareil, il aurait dû avoir l’accent de La Nouvelle-Orléans ; ce n’était pas le cas. »

Paddy Mulloney

« CHEF ACCESSOIRISTE »

Paddy Mulloney a soixante-dix ans et aime par-dessus tout se donner des airs d’Irlandais de bande dessinée. Il lui arrive de s’exhiber avec l’un de ces chapeaux melon verts dont on s’affuble lors du défilé de la Saint-Patrick, ou de bretelles ornées de trèfles à quatre feuilles. Il n’a jamais pu s’acclimater à la Californie ; la pluie lui manque. À l’Agence 13, il a le grade de chef accessoiriste.

En cinquante ans d’immobilier, il a tout vu. C’est un catalogue ambulant des aberrations humaines. Il dégorge les anecdotes comme d’autres les gouttes de sueur pendant une traversée du désert Mojave.

Il est toujours vêtu d’une salopette : sale les jours de semaine, propre le dimanche.

Serge Brussolo

Né à Paris en 1951, Serge Brussolo écrit depuis son plus jeune âge. Après des études de lettres et de psychologie commence pour lui une formation à la manière des auteurs américains : métiers incongrus et hétéroclites qui, tout en lui permettant de trouver le temps d’écrire, lui fourniront matière à l’étude des milieux les plus disparates.

En 1978, Funnyway, sa première nouvelle publiée, est aussitôt saluée par la critique et couronnée par le prix aujourd’hui appelé « Grand Prix de l’Imaginaire ». Ce prix est le premier d’une longue série, parmi lesquels le prix du roman d'aventure 1994 pour Le Chien de Minuit (éditions du Masque), le prix RTL-Lire 1995 pour La Moisson d'hiver (Denoël) et le prix Paul-Féval, en 2004, pour l'ensemble de son œuvre.

Ces multiples récompenses conduiront certains critiques à voir en lui le « Stephen King français ». Dans les années 90, Brussolo s’essaie à d’autres genres littéraires : la littérature générale, le roman historique, le thriller et même la jeunesse, toujours avec la même réussite.

Aujourd’hui avec plus de 200 publications, Brussolo se situe dans la grande tradition des auteurs populaires comme Simenon ou Frédéric Dard. Auteur inclassable, polyphonique et touche-à- tout, également scénariste, Serge Brussolo est un mutant réconciliant les extrêmes, un maître expert en mélanges.

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